Anaelle Peridot
Née et élevée en Corée. Dans une famille nombreuse et féminine. Au pays du Matin Calme. Entre mer du Japon et mer Jaune, Jung Mi Lee grandit sur une petite île. Vit une vie campagnarde. Et pourtant...
Née et élevée en Corée. Dans une famille nombreuse et féminine. Au pays du Matin Calme. Entre mer du Japon et mer Jaune, Jung Mi Lee grandit sur une petite île. Vit une vie campagnarde. Et pourtant déjà baignée dans la confection. Sa mère, couturière, sacrifie sa carrière pour élever ses filles. Leur enseigne point de chausson et de piqûre. Couture anglaise et surjet. Les sœurs revêtent des robes que jalousent leurs amies. S’habillent grâce à maman et fabriquent des robes pour leur poupées. Le jeu préféré de Jung Mi Lee c’est sûr c’est la couture.
Un peu garçon manqué. Ennuyée par l’école. Elle ramène peu de bonnes notes malgré l’importance des études en Corée, Jung Mi Lee le sait la mode c’est son truc. En intégrant la faculté, suivant des études de Stylisme Modélisme, ses notes remontent. Elle s’épanouit. Les A+ florissant ses bulletins. Major.
Capitale de la Mode
Déterminée à faire de la couture son métier et à réussir, Jung Mi Lee vient à Paris. Reçue au studio Berçot. Elle y apprend une autre vision de la mode. Esprit formaté en Corée par des études structurées et encadrées, elle découvre en France tout l’aspect artistique. Connaissant toutes les bases techniques, elle apprend ici à s’ouvrir vers un côté culturel et artistique, partie intégrante de la mode. Elle assimile la critique constructive. S’affranchit de ses acquis. Absorbe les conseils sous l’influence de sa mère qui a su lui dire « Que sais-tu faire dans la mode ? Tu sais dessiner, créer mais tu reste roturière ! »
Jung Mi Lee décide de pousser encore ses compétences. Elle intègre l’Académie Internationale de Coupe de Paris dirigée par Vauclair. Référence mondiale, l’école internationale des modélistes du vêtement lui offre une spécialisation de qualité et lui ouvre des portes pour commencer à travailler.
Elle travaille alors comme assistante styliste/modéliste pour plusieurs figures de la mode française. En parallèle, elle commence à créer ses pièces et passe des concours (Créat’Europe, BHV, Grand Prix de la Ville de Paris, Modadomani, etc…) où elle s’impose comme une évidence parmi les finalistes.
Un Nom – Une Histoire d’A
Trouver un nom devient une évidence. En Octobre dernier, elle crée avec son mari son entreprise et sa marque Anaëlle Péridot. De prénom français Anaëlle, Jung Mi Lee découvre dans l’atelier de sa sœur joailler, une pierre précieuse d’une couleur vert profond. Une pierre volcanique mêlant force et beauté. Des cristaux poétiques d’une signification parfaite « La personne possédant le péridot apporterait coup de foudre et amour autour d’elle ». Le Péridot. Elle s’y retrouve dedans. La correspondance est parfaite avec l’image qu’elle désire donner de sa marque. Elle voudrait que les gens qui portent ses vêtements aiment. Aient cette même histoire d’Amour avec la mode.
Des Formes et Des Couleurs
Anaëlle Péridot se doit de sonner avec Gaîté et Amour. Formes et couleurs. Bonheur et éclat. Chez elle, pas de couleurs flétries ou insipide. Pas de place laissée au terne et au morose.
Chaque collection revêt des couleurs éclatantes. Souvent d’inspirations enfantines, un objet peut révéler une collection complète. Un ressenti ou une idée déterminer une coupe. Dans son ancienne collection, elle s’inspirait des coquillages, de leurs lignes asymétriques et de leur opposition entre dur et mou retranscris par des mélanges de cuir et de soie. Aujourd’hui, dans sa collection pour Carnet de Mode, on retrouve les poupées russes. Déclinées en manteaux colorés et en formes bombées. Un jeu sur les superpositions et les accessoires.
A yeux et cœur ouvert, Jung Mi Lee crée. Recherche les touchers délicats des soies de l’enfance, quitte à traverser des frontières jusqu’au retour aux sources. Sans tomber dans des clichés asiatiques, bien au contraire on ne pourrait même pas le deviner. Elle se détache des créateurs classiques. Inventive par ses cinq sens, elle travaille les matières, les formes et les couleurs.
Elle donne à la femme, un côté femme-enfant. Des silhouettes mignonnes et gaies. Oublier le côté strict et sombre des parisiennes. Leur apporter gaîté et bonheur.
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