Urban Tambourines
Aujourd’hui, focus sur Tamara, la créatrice de Urban Tambourines que vous pouvez retrouver en précommande sur la plateforme de Carnet de Mode. Entre inspirations musicales et cultures diverses, découvrez l’univers de cette marque aux allures gipsy chic.
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Qui es-tu Tamara, et quel est ton parcours ?
Je suis une styliste de 28ans et je suis aussi assez folle pour me lancer dans la création de ma marque ! J’ai grandi entre la France et le Liban. Mon parcours est cosmopolite puisqu’après les Beaux-arts de Beyrouth, j’ai poursuivi avec une école de mode parisienne. Je suis une amoureuse de Paris et de mon quartier, le canal St-Martin, où je vis et travaille.
D’où t’es venu le déclic et l’envie de créer ta propre marque ?
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L’envie était là depuis mes 10ans : je faisais des robes pour mes copines et pour mes Barbies ! Ca ne devait pas être terrible d’ailleurs… Je me rappelle avoir fait les costumes des Cat’s Eyes pour mes cousines et moi, en chaîne et trame (nldr: matière non extensible), t’imagines l’horreur, impossible de rentrer dedans, haha! Ensuite vers mes 17 ans, je me suis mise à fabriquer des petits sacs et des colliers (hum, c’était plutôt du bidouillage en fait) et je les vendais sur les marchés, ainsi que pendant la fête de la musique à Beyrouth. J’avais pas les moyens de payer un stand, du coup j’avais fabriqué un espèce de stand ambulant et je me promenais avec, accompagnée d’un copain qui jouait du Jefferson Airplane à la guitare pour attirer le client ! A l’époque je n’avais même pas de machine à coudre, je faisais tout à la main, je coupais dans des vieux jeans et hop!, trois perles plus tard, je te pondais un truc. Bon, avec le recul je peux te dire qu’au niveau du style, c’était pas encore ça.
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Mais le vrai déclic professionnel est venu alors que je travaillais en tant que styliste pour des fabricants qui traitaient des productions massives. Je te parle de 20 000 pantalons et 15 000 robes qui volent depuis l’Asie ou arrivent sur un bateau depuis le Maghreb. A voir autant de fringues, autant de distance, autant de rendement, ça m’a rendue malade. Surtout que dans ce cas, la quantité prime souvent sur la qualité, et les stylistes finissent par devenir neurasthéniques, comme des pruneaux de supermarché ! J’avais vraiment envie de revenir à quelque chose de plus artistique, plus créatif, fabriqué en petites séries et à Paris. Et puis j’avais envie de faire enfin quelque chose qui me ressemble !
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Quelles sont tes inspirations ? Quelle est l’histoire de Urban Tambourines ?
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Je suis une fan absolue de rock indé. Je puise beaucoup de mon inspiration en écoutant de la musique et en allant à des concerts ; je ne peux pas imaginer ne serait-ce qu’une journée sans son. Chaque jour, j’écoute des tas de nouveaux groupes, à la recherche du coup de coeur ! Une pure geek de ce côté-là. D’ailleurs, avant même de me lancer, j’ai créé le blog musical de ma marque : j’y assouvis mes fantasmes de chroniqueuse rock et de photographe de concert. Dernièrement j’ai vu les Strokes et Arcade Fire : fabuleux ! J’aurais adoré être musicienne ou chanteuse… mais bon à la place, quand j’aime le groupe, je suis très bon public
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Un autre univers qui m’inspire est celui des années 60-70. J’aurais aimé y être à fond ! La liberté, l’idée que le mélange enrichit, les patchworks culturels, l’état d’esprit bohème et non-conventionnel, à l’image de mes vêtements.
Enfin et comme toute styliste qui se respecte, j’adore chiner à la recherche de petites trouvailles vintage ! La mode est cyclique, on le sait, et ce qui est cool c’est de pouvoir piocher un peu dans toutes les époques pour finir par pondre un truc actuel. Il y a tellement de merveilles abandonnées dans les armoires de nos grands-mères que j’ai décidé de créer une ligne bis, Custom Vintage, où je recycle des pièces abandonnées afin qu’elles redeviennent portables. En plus de s’inscrire un peu dans une démarche écolo, ça donne des pièces uniques! Pourquoi toujours fabriquer plus et acheter du neuf, quand on peut faire des trucs canons avec de l’ancien ?
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Quels sont tes projets en cours ?
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Dans un premier temps, terminer la prod’ de cet hiver et livrer correctement, ce qui n’est pas une mince affaire ! Ensuite, je viens de shooter la collection de l’été 2012 (avec Amel Kerkeni,qui est une super photographe !) donc mon projet c’est de la vendre à des acheteurs de boutiques, afin de pouvoir attaquer l’hiver 2013 en toute sérénité.
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Y aurait-il une collaboration, un projet dont tu rêverais ?
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Oui ! J’adorerai habiller des groupes de rock. D’ailleurs cet été, Dede, la chanteuse du groupe We Have Band, m’a commandé une robe pour les festivals ; j’étais super contente !
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Comment se passe ton partenariat avec Carnet de Mode ?
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Carnet de mode, c’est vraiment un bon concept. Quand on est jeune créateur et qu’on a pas forcément ses entrées dans les boutiques, ça permet d’être quand même visible et accessible. L’idée c’est: je ne fabrique que si je suis sûre de vendre. Pratique! En plus il y a une sélection plutôt pointue sur le site.
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Le mot de la fin… : Merci! Ah et surtout: portez Urban Tambourines !
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